La 2ème session ordinaire de 2019 du Conseil Economique, Social et Culturel de l'année, placée sous le thème: "La problématique de la cohabitation pacifique au Tchad" a été ouverte hier au Palais du 15 janvier. Le Président de la République, son Excellence Idriss Déby Itno a été représenté par le Ministre d'Etat, Ministre secrétaire général de la Présidence de la République Kalzeubé Payimi Deubet. Le Président de l'Assemblée nationale M. Haroun Kabadi, les Présidents des grandes institutions de la République et les membres du Gouvernement ont honoré de leur présence la cérémonie d'ouverture.
La cérémonie sollennelle d'ouverture de la 2ème session ordinaire de 2019 a drainé un parterre de personnalités et des représentants des associations représentées au sein de l'institution.
Selon le Président du CESC Abdelkerim Ahmadaye Bakhit la deuxième session ordinaire de 2019 s’ouvre ce jour, en application du nouveau Règlement intérieur du Conseil Economique, Social et Culturel qui dispose que: « Les sessions du Conseil commencent un (1) mois avant les sessions ordinaires de l’Assemblée Nationale. La première session s’ouvre le 05 février et la seconde session s’ouvre le 05 août ».
Cette disposition se justifie estime-t-il d’autant que "le Conseil Economique, Social et Culturel en tant que Conseiller des pouvoirs Exécutif et Législatif en matière économique, sociale, culturelle et environnementale peut transmettre à l’Assemblée nationale avant la tenue de ses sessions, des avis pouvant aider les élus du peuple à attirer l’attention du Gouvernement sur des réformes nécessaire et utiles à mettre en œuvre dans l’intérêt du pays".
Pour la tenue de la deuxième session ordinaire de 2019, les Conseillers de la République se sont autosaisis du thème :«Problématique de la cohabitation pacifique au Tchad»
En s'autosaisissant de ce thème, les conseillers de la République entendent mener des réflexions et proposer des pistes de solutions susceptibles d’aider les pouvoirs publics pour le rétablissement de la stabilité et la confiance entre les communautés, indique-t-il. Il ajoute pour le déplorer: "nous assistons à une recrudescence des conflits intra et intercommunautaires qui se traduisent par des morts d’hommes et des destructions des biens. Les exemples sont légions mais nous refusons à cet instant de rappeler les affres de la folie humaine".
En effet, ces conflits aux relents communautaristes, mettent à mal la cohabitation pacifique, le vivre ensemble des tchadiens, voire la solidarité nationale. Ils tranchent avec la vision futuriste du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement son Excellence Idriss Déby Itno qui ne cesse de prêche la paix nationale et l’amour entre les Tchadiens.
Pour le Président du CESC, en proclamant la 4ème République le 4 mai 2018, le Président de la République a déclaré,: « En insistant sur la paix sociale et la bonne cohabitation entre les tchadiens, vous comprenez aisément qu'il s’agit effectivement du socle essentiel de notre progrès. Nous devrons nous atteler à cimenter l’unité nationale en vue de matérialiser nos ambitions pour le Tchad nouveau ».
Pour accompagner la politique du Chef de l’Etat en matière de cohabitation pacifique, le Gouvernement et ses partenaires techniques et financiers ont adopté des stratégies, mis en place des programmes et projets, promulgué des lois, instauré des journées de Prière pour la paix et la cohabitation pacifique. Mais le mal persiste et menace dangereusement la quiétude appelée de tous nos vœux regrette M. Abdelkerim Ahmadaye Bakhit, rappelant que le Tchad a connu des décennies de guerres fratricides. Il tranche: " Nous devons dire, « plus jamais ça »
Avec la paix retrouvée, les Tchadiens doivent cultiver le vivre ensemble, bannir la haine, le tribalisme, le repli identitaire, le communautarisme et l’estime de soi qui compromettent dangereusement la construction d’un Tchad uni et prospère. Nous devons mener la guerre contre la pauvreté pour le progrès et le développement de notre cher grand et beau pays, le Tchad, souhaite le Président du CESC.
Face à la recrudescence des conflits de tout genre aux conséquences désastreuses, les Conseillers de la République, à l’instar des tchadiens épris de paix se posent les questions suivantes :
Pourquoi, des populations qui vivaient en parfaite harmonie, unies par des liens séculaires, développent-elles entre elles une animosité et une adversité aussi cruelle ?
Comment arriver à trouver une solution pérenne aux questions relatives aux replis identitaires ?
Comment renforcer l’unité nationale, gage d’une stabilité et d’une paix durable au Tchad ?
En tentant de répondre à ces questions qui taraudent les esprits, les conseillers de la République pourront diagnostiquer ces maux qui prennent des dimensions inquiétantes. C’est l’exercice auquel, ils se livreront au cours de notre session en vue de desceller les germes de la division, de l’antagonisme béat et proposer des solutions de rapprochement des points de vue divergents.
Sadressant aux Conseillers de la République, le Président du CESC les a loués pour leur choix du thème qu'il trouve "sensible". Connaisant leur sens de responsabilité, il ne doute pas qu'ils sont assez inspirés, bien documentés pour proposer des solutions idoines.
Par le service Communication et Relations publiques le 06/08/2019

