Le Président du Conseil Economique, Social et Culturel M. Abderamane Mouctar Mahamat a ouvert la première session ordinaire de 2018 de son institution ce 5 février 2018 au Palais du 15 janvier. C’était en présence de du ministre des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Aviation civile, Représentant le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, du premier vice-président de l’Assemblée nationale, des ambassadeurs accrédités auprès du Tchad, quelques membres du gouvernement et des d’hommes politiques. Thème retenu pour cette session : « Développement et Modernisation du Secteur Agro-Sylvo-Pastoral et halieutique : Enjeux, Défis et Perspectives. »
Le thème de cette session se justifie d’autant que les hautes autorités du pays appellent de tous leurs vœux, le retour à la mère nourricière et à la l’élevage. Pour le Président du CESC, la première session de l’année « se tient dans un contexte où la diversification de l’économie devient le maître mot de la relance économique. » Citant le Président de la République, son Excellence Idriss Déby Itno, a le Président du CESC a indiqué que « Le développement et la modernisation de l’agriculture et de l’élevage restent notre seule porte du salut». Il s’agit « de donner de nouvelles orientations porteuses aux activités agricoles, pastorales, halieutiques et forestières par l’intervention du progrès scientifique et technique en vue de rendre le secteur rural économiquement viable et durable. » a-t-il renchérit.
En traitant ce thème, le Conseil Economique, Social et Culturel entend jouer son rôle de conseiller des pouvoirs publics en matière économique, sociale et culturelle.
Dans cette optique, « notre institution voudrait accompagner les pouvoirs publics dans leurs efforts de diversification de l’Économie nationale en suscitant une réflexion argumentée sur la modernisation et le développement durable du Secteur Agro-Sylvo-Pastoral au Tchad » a-t-il déclaré.
Selon les données disponibles, le Tchad dispose d'un potentiel de 84 millions d'hectares de pâturages naturels, plus de 98 millions de têtes de bétails, 22,4 millions d'hectares d'aires protégées, 7 millions d'hectares de superficies productrices de ressources halieutiques, 20 milliards de mètres cube d'eau souterraine et de vastes terres agricoles.
« En dépit de cet éventail varié de potentialités de développement de l’économie du pays, les productions végétales, animales et halieutiques nationales n’arrivent pas à couvrir adéquatement les besoins des populations. On estime à 20% le déficit de la production céréalière au cours des dix dernières années», a déploré le Président du Conseil Economique, Social et Culturel.
A noter que le Conseil Economique, Social et Culturel est une Assemblée constitutionnelle consultative qui donne son avis sur les questions qui lui sont soumises par le Président de la République, le gouvernement ou l’Assemblée Nationale. Il est composé des représentants de la chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture, des mines et d’artisanat ; des représentants des activités artistiques et culturelles ; des représentants du monde rural ; des représentants des coopératives ; des représentants des associations féminines ; des représentants des associations des jeunes ; des représentants des banques et établissements financiers ; des représentants des syndicats professionnels, des représentants des professions libérales et des personnalités ressources. C’est donc le cadre par excellence à travers lequel la société civile s’exprime et participe dans l’orientation de l’action gouvernementale.
Le CESC est ouvert aux organisations sœurs. A cet égard, l’institution entretient « des relations statutaires avec les organisations similaires de par le monde. Ainsi, nous sommes membre de l’Association Internationale des Conseils Économiques et Sociaux et Institutions Similaires (AICESIS), de l’Union des conseils économiques et sociaux et institutions similaires francophones (UCESIF), de l’Union des Conseils Économiques et Sociaux et Institutions Similaires d’Afrique (UCESA) et d’autres organisations régionales ou nous prenons régulièrement part aux différentes rencontres » a indiqué M Abderamane Mouctar Mahamat.
Par le service Communication et Relation Publiques du CESC le 6 février 2018

