Le ministre de la production, de l’irrigation et des équipements agricole, Assaid Gamar Sileck a lancé ce mercredi 15 novembre 2017, au Palais du 15 janvier le Festival Agro-business. Ce festival entre dans le cadre de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat au Tchad.

« Développer l’agro-industrie et l’agro-alimentaire pour un développement durable au Tchad », tel est le thème de ce festival qui répond parfaitement à un Tchad dont le développement rural, levier de l’économie occupe plus de 80% des bras valides. Pour le ministre de la production, de l’irrigation et des équipements agricole, le développement durable de notre pays passe par le développement des filières agro-sylvo-pastorales et halieutiques. Et le ministre d’ajouter : « l’Agro-business en constitue un gouvernail pour soutenir l’ensemble des chaines de valeur ».
Selon la coordinatrice du festival, Mme Fatimé Souckar, les festivités visent à mettre en exergue les avantages de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de toute la chaine de production qui en découle. Au-delà de l’aspect alimentaire, le festival vise à sensibiliser les jeunes à l’entrepreneuriat agricole à les stimuler à la création de richesses et d’emplois afin de réduire le taux de chômage dans le milieu jeune.
Selon les données disponibles, le Tchad dispose d’énormes potentialités dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage. L’élevage représente la première activité économique du pays avec 94 millions de têtes de bétail recensées en 2015. Il assure la subsistance de 40% de la population.
Cependant, la vastes terres agricoles dont dispose le pays sont peu exploitées. Le chef du département en charge de l’agriculture et de l’élevage, déplore que moins de 10% de terres disponibles sont cultivées alors que le pays dispose d’environ 39 millions d’hectares de terre cultivable dont 5,6 millions d’hectare sont irrigables grâce au fort potentiel du réseau d’eau souterraine et de surface. De ce fait, le constat est peu reluisant estime, Assaid Gamar Sileck qui précise que près de trois millions de Tchadiens vivent du coton dont la production décroit chaque année. Les productions céréalières demeurent elles aussi insuffisantes et nourrissent difficilement la population tchadienne. La porte reste grandement ouverte à l’importation des produits vivriers avec leurs lots de cherté due aux tracasseries de tous ordres surtout, celles liées au transport pour un Tchad enclavé.
Par le Service Communication et Relations publiques le 17 novembre 2017

