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La Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a tenu mardi 31 octobre 2017, ici à N’Djaména, une session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’institution. Le sommet a accouché de grandes décisions devant renforcer l’intégration sous-régionale et dynamiser la CEMAC.

 

PRCEMACLe sommet de N’Djaména se tient dans un contexte marqué par une crise financière qui affectent l’économie des pays membres, (Cameroun, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad), partant le fonctionnement des services de la Commission et des institutions spécialisées. A titre illustratif, la Taxe Communautaire d’Intégration (TCI) recouvrée n’est pas intégralement versées à la Commission et ce, malgré l’existence des dispositions pertinentes de l’Acte additionnel relatif à son recouvrement.

A N’Djaména, les chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté ont planché sur le financement des institutions, le renforcement des acquis de l’intégration, l’examen de l’état d’avancement des mesures prises à Djibloho, en Guinée équatoriale le 17 juillet 2017. Ils ont mis un point particulier sur l’application intégrale de la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace communautaire, condition sine qua non pour l’édification d’une intégration économique forte et réussie.

L’hôte du sommet, le président tchadien Idriss Déby Itno qui assure la présidence en exercice de la CEMAC a déclaré en substance : “Le diagnostic et l’évaluation que nous avons faits lors de cette dernière rencontre, nous ont montré l’ampleur des défis qui nous attendent”. Et d’ajouter : “Nos peuples croient fortement à l’idéal communautaire, tant ils ont un destin lié. Ils attendent légitimement des actes forts qui renforcent cette conviction”.

Invite-t-il ses homologues et leurs représentants (Premiers Ministres) a la prise des actes forts, audacieux et pragmatiques nécessaires pour marquer non les esprits ; question de démontrer de manière concrète que l’intégration sous-régionale est la matrice de la CEMAC.

En rappel, le Gabon a décidé le 17 octobre de supprimer le visa d’entrée dans son territoire pour les ressortissants des pays membres de la CEMAC désireux se rendre sur son territoire, pour un séjour n’excédant pas trois mois, conformément à l’Acte additionnel de la CEMAC du 25 juin 2013 portant suppression du visa pour tout ressortissant de la CEMAC circulant dans l’espace communautaire, décision qui a jusqu’ici du mal à être appliquée.

En ouvrant sa frontières aux ressortissants des pays de la CEMAC, le Gabon devient ainsi le 3ème pays à officialiser la libre circulation dans l’espace régional en l’espace de quelques mois seulement, après le Tchad (début août) et la République centrafricaine (le 13 octobre). La Guinée équatoriale n’est pas du reste. Le 26 octobre 2017, elle s’est arrimée à l’acte additionnel de la Communauté. La décision prise par les autorités gabonaises et équato-guinéennes donne un coup d’accélérateur au processus d’intégration dans la zone CEMAC.

Un pas significatif est franchi dans le processus de la libre circulation. Reste cependant, la mise à disposition des citoyens de la Communauté, des passeports biométriques CEMAC et l’identification des postes de contrôle aux normes d’Interpol. Le Président n’a pas manqué d’interpellé ses paires sur ce volet.

Dans un élan de cœur, les dirigeants de la sous-région ont décidé d’autoriser la BDEAC (Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale) à prélever, sur les ressources du Fonds de développement de la Communauté (FODEC) 1,7 milliard de francs CFA pour le paiement du reliquat dû à Interpol au titre de la sécurisation des frontières de la CEMAC. C’est en tout cas ce qui ressort du communiqué final du sommet de N’Djaména.

Les chefs d’Etat et de gouvernement ont également instruit la Commission de la CEMAC à prendre toutes les dispositions pour la création des postes sécurisés aux frontières, afin de réserver le bénéfice exclusif de la libre circulation aux ressortissants de la Communauté. Ils ont, en outre, exhorté les Etats membres qui n’ont pas encore produit leur passeport CEMAC, à le faire “dans les meilleurs délais”.

Conscients de la nécessité de doter la Communauté des ressources suffisantes et pérennes, les chefs d’Etat de la région, avaient adopté le 6 mai 2015 à Libreville au Gabon, l’Acte additionnel portant réaménagement du mécanisme de financement autonome en vue de régler définitivement cette question de financement de la Communauté.

Mais les cotisations tombent à compte-goutte, les arriérés sont considérables. Le montant cumulé des arriérés de cotisations des six pays membres de CEMAC vis-à-vis de leur organisation, s’élève à plus de 200 milliards de francs CFA, entre 2009 -2017, selon le ministre tchadien de l’Economie et de la Planification du développement, Nguéto Tiraïna Yambaye, qui préside le Conseil des ministres.

Abordant la question du financement, les chefs d’Etat et de gouvernement ont décidé d’annuler la masse des arriérés à hauteur de 90%, afin de partir sur de nouvelles bases. Ils ont invité les Etats membres à s’acquitter du différentiel de ces arriérés avant la fin de l’année en cours.

PRCEMAC“La sévère contrainte financière qui pèse actuellement sur les budgets nationaux, doit conduire également à “mieux dépenser”, a relevé le président Déby Itno. La Commission de la CEMAC a été sommée de procéder à d’importantes réformes institutionnelles, notamment sur le plan du nombre et de la qualité des organes spécialisés afin que leur coût soit au même pas que le niveau de financement interne.

Le sommet de N’Djaména a exhorté les Etats de la sous-région à appliquer, sans conditions et intégralement, le mécanisme de liquidation et de recouvrement des produit de la TCI.

Les décisions formulées à l’issue du sommet extraordinaire de N’Djaména, vont permettre le renforcement de l’intégration sous-régionale et d’assurer l’efficience des actions.

 Par service communication et Relation publiques le 1er /11/2017

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L’année 2017 a permis aux internautes de connaître grâce au   portail web officiel du Conseil Économique, Social et Culturel nos activités réalisées au cours de l’année. Par cet outil, nous avons communiqué en temps réel avec le monde entier. C'est pour moi un motif de satisfaction  de savoir que tous les articles publiés sur le site ont été consultés grâce à ce puissant outil de communication de notre ère.

C’est ici l’occasion de dire qu’en se dotant de ce moyen moderne de communication et d'information, l'institution dont j'ai l'insigne honneur de diriger a tenu le pari de rendre visibles et lisibles ses activités par le biais de la toile et communiquer avec la communauté internationale et les institutions sœurs.

Notre site traite des sujets ayant trait à l’économie, au social et au culturel. Il porte le label du CESC certes, mais c’est un outil de communication et de développement au service de toutes les corporations représentées en son sein.

En clair, le site du CESC se veut un outil d’information et de communication, ouvert à toutes les organisations de la société civile tchadienne organisée. 

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